04.04.2007
Pilote de formation
"Pilote de Formation de TPE/PME"
Je suis actuellement une formation de 3 jours au Cnam sur 3 modules :
- Le recrutement : définition de besoin, recherche et sélection de candidatures, intégration du candidat avec un point sur le contrat de professionnalisation
- La formation professionnelle : obligations règlementaires, construction d'un plan de formation avec un point sur le DIF et la professionnalisation en passant par l'optimisation du budget formation et les relations avec l'OPCA, et mise en oeuvre du plan
- Perfectionnement Excel
12:05 Publié dans CONTINUER A ME FORMER... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.04.2006
GPEC
Suite à la rencontre avec un professionnel d'un cabinet conseil dans le cadre de ma recherche d'emploi, j'ai été invitée à une rencontre le 22 mars 2006, dont l'objet était le bilan d'une action GPEC menée depuis deux ans auprès de dirigeant de PME dans la branche Textile-Habillement.
Mais qu'est-ce que la GPEC en bref ?
Selon l'étude réalisée par Florence Arnoux, titulaire d'un DESS de psychologie du travail et des organisations, Bordeaux II, qui elle-même reprend la définition posée par Thierry (1993) :
La gestion prévisionnelle des emplois et compétences, c'est la conception, la mise en œuvre et le suivi de politiques et de plans d'actions cohérents :
- visant à réduire de façon anticipée les écarts entre les besoins et les ressources humaines de l'entreprise (en terme d'effectif et de compétences) en fonction de son plan stratégique (ou au moins d'objectifs à moyen terme bien identifiés) ;
- en impliquant le salarié dans le cadre d'un projet d'évolution professionnelle. La GPEC est donc une stratégie pour l'entreprise visant à s'adapter à son environnement, tout en impliquant ses salariés dans ces changements.
La formation, la mobilité, le recrutement, une nouvelle organisation du travail peuvent être l'issue d'une telle démarche. Il s'agit de pouvoir réfléchir à la stratégie de l'entreprise, anticiper, être proactif, en investissant ses salariés. Il s'agit de comprendre comment on travaille et de savoir l'expliciter en terme de compétences, de référentiel. C'est une action permettant d'inscrire patrons et salariés dans une dynamique valorisant l'entreprise et son capital humain.
La démarche de GPEC m'intéresse d'autant plus qu'elle s'appuie dans ses étapes, sur l'analyse de l'activité des salariés. Au cours de ma formation, j'ai acquis des méthodologies permettant à un professionnel qui évoque une situation de travail, de comprendre comment il organise son activité et quels en sont les déterminants. On fait les choses sans se rendre compte de comment on les fait, comment on réussit ou comment on échoue, dans telle situation. On intériorise ses savoirs, savoir-faire au point de ne plus les voir. C'est par une écoute et un questionnement à point nommé que le salarié est invité à détailler des éléments de son activité et à accéder de ce fait, à ce qui guide son action. Il pourra ainsi prendre conscience des compétences qu'il possède, se valoriser, et chercher à se professionnaliser. L'entreprise pour laquelle il travaille pourra ainsi améliorer son expertise, car consciente de son potentiel !
Cet événement a été l'occasion de voir la construction d'une telle action (ingénierie), d'en vérifier l'intérêt à travers le témoignage de trois dirigeantes de PME inscrites dans cette démarche, expliquant ainsi ce que cette GPEC leur a apporté et ce qu'elles continuent à mettre en place avec leurs salariés.
16:55 Publié dans CONTINUER A ME FORMER... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.04.2006
COLLOQUES AU CNAM
« Apprentissage et développement », 19 janvier 2006 au CNAM, Journée organisée en partenariat avec le CREN de l’université de Nantes, le CNAM et l’IUFM des Pays de la Loire.
La journée du 19 janvier 2006 a été l'occasion de continuer à me former. Elle m'a permis de revenir sur des apprentissages théoriques éclairant des situations professionnelles concrètes en lien avec l'accompagnement de personnes, la co-construction en situation d'entretien, la possibilité d'analyser sa pratique de manière outillée…
Au cours de cette journée, les interventions de Patrick Mayen, Pierre Pastré, Gérard Vergnaud et Isabelle Vinatier ont retenu mon attention. Voir ci-dessous les résumés de leur intervention, donnés au cours de cette journée.
Journée d’étude coordonnée par Isabelle Vinatier (CREN) et Pierre Parage (CNAM) « Apprentissage et développement »
organisation : Béatrice Dournon Boquien et François Polidori
Journée organisée en partenariat avec le CREN de l’université de Nantes, le CNAM et l’IUFM des Pays de la Loire.
Dans les métiers de la formation, se rencontre la difficulté pour un stagiaire d’articuler différents registres de connaissances à la fois d’ordre théorique et pratique. Les formateurs de terrain, accompagnateurs V.A.E., tuteurs en entreprise, conseillers pédagogiques sont amenés à conjuguer ces différents registres. Dans l’accompagnement, le tutorat, le conseil pédagogique, les situations professionnelles sont convoquées, interrogées, « travaillées » par les échanges entre les formateurs et leurs stagiaires.A partir de la théorie de l’activité de Gérard Vergnaud et du cadre théorique de la didactique professionnelle développé par Pierre Pastré, cette première journée a pour premier objectif de nous permettre de débattre sur ces métiers qui appellent : l’analyse des situations professionnelles et la gestion de l’intersubjectivité entre les interlocuteurs.Qu’apprend-on des situations dans le cadre des échanges professionnels ? Quelles sont les différentes dimensions de ces apprentissages ? Comment penser le développement de la personne dans l’interaction et à partir du travail dans et sur les situations professionnelles ? Le deuxième objectif de cette journée est d’initier au niveau de la région des Pays de la Loire, avec la collaboration du CNAM, de l’IUFM et du CREN de l’université de Nantes, un séminaire de réflexion et de recherche sur le thème de l’analyse de situations professionnelles dans le cadre théorique de la conceptualisation dans l’action. Ce séminaire serait jumelé à des recherches de terrain.
Intervenants :
Patrick Mayen, Professeur des Universités, ENESADE Dijon.
« Agir avec des humains : une catégorie d’activités de travail »
Les activités de travail qui s'exercent en relation avec d'autres humains (relations de services au sens large, accompagnement, enseignement) constituent une catégorie d'activités qui possèdent, au regard de la didactique professionnelle, des caractéristiques des lois de fonctionnement propres. Elles se différencient en cela très nettement des activité de types industriels, de gestion de risques, d'environnements dynamique vivants, etc. L'intervention avait pour but de présenter quelques unes de ces caractéristiques, de montrer comment l'activité s'exerce dans ces situations, quelles conséquences cela peut avoir sur les processus de construction et de développement des capacités d'action des professionnels, et, éventuellement de montrer en quoi certains aspects du cadre théorique de la didactique professionnelle sont interrogés.
Pierre Pastré, Professeur des Universités, Chaire de Didactique professionnelle CNAM Paris.
« Analyse de l’activité et analyse de l’apprentissage ;
réflexions à partir de quelques exemples de recherches »
L'analyse des modalités d'apprentissage effectuées sur simulation a permis de mettre en évidence une donnée très importante : on apprend beaucoup par l'action (la formation sur simulateur est faite pour cela), mais on apprend davantage encore en analysant après coup sa propre activité. Ce point s'éclaire quand on reprend la distinction faite par Rabardel entre activité productive et activité constructive : l'activité productive (transformer le réel) se termine avec l'action; l'activité constructive (se transformer soi en transformant le réel) peut se poursuivre longtemps après l'action. Ce travail d'analyse de son activité est un moment essentiel dans la construction du sens de ce que le sujet a vécu. Mais, paradoxe, l'analyse réflexive rétrospective requiert la médiation d'autrui qui va guider sa démarche. En outre, cette analyse de soi par soi suppose qu'on respecte la dimension singulière de l'action, liée à sa temporalité. D'où l'utilisation du concept d'intrigue, qui permet d'analyser un événement dans sa singularité. Les concepts d'intrigue et de structure conceptuelle forment un couple qui permet de mieux comprendre le processus d'apprentissage.
Gérard Vergnaud, Directeur de recherches CNRS, Université de Paris VIII.
« Schèmes et conceptualisation »
C'est à partir des problèmes d'apprentissage et de développement des compétences en mathématiques que Gérard Vergnaud a été conduit au cadre théorique des champs conceptuels". Dès lors se pose la question de son utilisation pour d'autres domaines d'activité, notamment pour les didactiques professionnelles. Elles aussi sont spécifiques des contenus de l'activité, mais il faut étendre et adapter le cadre des champs conceptuels pour analyser les situations professionnelles, et saisir des processus beaucoup moins circonscrits que ceux auxquels on a à faire en didactique des disciplines.
Isabelle Vinatier, Maître de Conférences, Université de Nantes.
« Le conseil pédagogique : une co-activité »
Dans la formation des professeurs des écoles à l'IUFM, il y a des moments de formation qui conjuguent pratique de la classe et analyse en différé de cette pratique. Il s'agit des entretiens menés par des professeurs des écoles, maître-formateurs ou conseillers pédagogiques qui suivent l'observation de situations d'enseignement-apprentissage conduites par l'enseignant en formation. Ces entretiens constituent une classe de situations professionnelles avec des caractéristiques propres. Permettre à un stagiaire de prendre sa propre activité comme objet de réflexion est d'une part "l'objet" de travail des conseillers et des professeurs des écoles, maître formateurs (PEIMF), et d'autre part, cette réflexivité est une "compétence" qu'ils doivent développer chez des stagiaires professeurs des écoles ou des enseignants débutants. L'analyse de la situation observée par l'un des interlocuteurs et vécue par l'autre dans le cadre de l'entretien se trouve étroitement articulée à de l'inter-subjectivité (jugements, valeurs, intérêts et motivations). Il sera montré que deux interlocuteurs peuvent soit développer ce qui est appelé une co-activité avec production d'un savoir d'expérience commun ou développer deux activités conflictuelles alors que les échanges se poursuivent "normalement", les deux interlocuteurs poursuivant des buts différents dans l'interaction.
Grand témoin de la journée :
Pierre Simoëns, Responsable de formation, EDF.
Une deuxième journée est prévue le 7 juin avec Gérard Vergnaud, Pierre Pastré, Marc Durand, Stéphanie Guibert, André Jaunereau
16:40 Publié dans CONTINUER A ME FORMER... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note